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Glencore salue les progrès en matière de gouvernance et de production responsable des minerais critiques

  • il y a 18 heures
  • 2 min de lecture

La République démocratique du Congo (RDC) a reçu un soutien de poids sur la scène internationale. Anna Krutikov, responsable du développement durable du géant minier anglo-suisse Glencore, a salué les avancées significatives du pays en matière de gouvernance et de transparence dans l'exploitation de ses minerais critiques. Cette déclaration a été faite le mois dernier, lors d’un panel de la Global Conference du Milken Institute, consacré à l’évolution du marché de ces ressources stratégiques.


Anna Krutikov, Responsable du développement chez Glencore
Anna Krutikov, Responsable du développement chez Glencore

Aux côtés de décideurs publics et de responsables d’institutions financières, Mme Krutikov a mis en lumière l'engagement du gouvernement congolais à renforcer ses normes. « Un autre pays que nous voyons être actif depuis longtemps est la RDC. Nous constatons que le gouvernement est devenu très engagé dans les discussions sur les normes de production responsable, notamment le Copper Mark et l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) », a-t-elle déclaré, positionnant ainsi la RDC parmi les nations les plus proactives dans l'adoption des standards internationaux.


Un impératif d'accès aux marchés


Pour la dirigeante de Glencore, cette quête de transparence n'est pas qu'une question d'image, mais une condition sine qua non pour la résilience économique et l'accès aux marchés occidentaux. Les exigences des acheteurs européens et américains évoluent rapidement, la traçabilité et les conditions de production devenant des critères d'achat déterminants.


« Aujourd'hui, aucun marché, que ce soit aux États-Unis ou en Europe, ne veut de produits entachés par le travail des enfants, les conflits ou la corruption. Les marchés veulent des produits issus d'une production responsable », a martelé Anna Krutikov, soulignant le rejet croissant des minerais associés à des pratiques contraires à l'éthique. Elle a jugé « extrêmement encourageant » que Kinshasa adopte ces standards pour faciliter l'accès de ses produits aux marchés internationaux et poser les bases de partenariats durables.


Cet enjeu de souveraineté sur les chaînes d'approvisionnement est illustré par l'intérêt grandissant des États-Unis. Washington a récemment renforcé sa présence directe dans le secteur minier congolais, notamment à travers l'acquisition de Chemaf par la société américaine Virtus Minerals. Cette opération, qui s'inscrit dans le cadre d'un accord bilatéral signé entre Kinshasa et Washington en décembre 2025, permet aux Américains de se lancer dans l'exploitation de minerais stratégiques dont le cobalt, où la RDC détient plus de 70% des réserves mondiales.


L'ancrage de Glencore depuis 2007


Au-delà des enjeux de conformité, Anna Krutikov a réaffirmé la volonté de Glencore d'investir dans le renforcement des capacités locales. La dirigeante estime que ces engagements de long terme, couplés à l'amélioration de la gouvernance, sont la clé de la compétitivité des minerais congolais.


Présent dans le paysage minier congolais depuis 2007 avec l'acquisition d'une première participation dans Mutanda Mining, le groupe a progressivement renforcé son empreinte. Après avoir pris pied dans le complexe de Kamoto via Katanga Mining en 2008, Glencore a accéléré son intégration. En 2013, il prend le contrôle opérationnel du complexe issu de la fusion de Mutanda et Kansuki, avant d'en devenir l'unique propriétaire en 2017 en rachetant les parts restantes. La même année, le géant suisse portait sa participation dans Katanga Mining à plus de 86%, faisant de la RDC un pilier central de son portefeuille de métaux critiques.

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