Le gouvernement lance une nouvelle émission d’obligations du Trésor de 50 milliards de CDF pour renforcer le financement intérieur
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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo poursuit sa politique de mobilisation des ressources sur le marché financier national. Dans cette dynamique, le ministère des Finances a annoncé, ce mardi 16 juin 2026, une nouvelle adjudication d’obligations du Trésor en francs congolais d’un montant de 50 milliards de CDF, soit près de 22 millions de dollars américains.

Selon le communiqué officiel du ministère des finances, ces obligations offrent un taux d’intérêt annuel de 8% et une échéance fixée à deux ans. Le remboursement du capital interviendra tous les six mois, tandis que les intérêts seront versés en quatre paiements répartis sur la durée de l’emprunt.
Cette émission s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de financement du budget par le recours au marché intérieur de la dette publique. Pour le deuxième trimestre 2026, les autorités prévoient de mobiliser jusqu’à 500 milliards de CDF grâce aux Bons et Obligations du Trésor, conformément au calendrier établi.
Malgré ces ambitions, les titres publics libellés en monnaie nationale peinent encore à attirer les investisseurs. Les chiffres du premier trimestre 2026 témoignent de cette réalité : sur un objectif de 550 milliards de CDF, seulement 20 milliards ont été levés, d’après les statistiques publiées par la Banque centrale du Congo (BCC).
Cette faible mobilisation intervient alors que la Banque centrale multiplie les initiatives destinées à renforcer la confiance dans le franc congolais et à encourager son utilisation dans les transactions financières.
À travers le développement du marché domestique des titres publics, les autorités espèrent diversifier les sources de financement de l’État, limiter le recours aux financements extérieurs et accompagner le processus de dédollarisation progressive de l’économie nationale.
Les résultats de cette adjudication seront particulièrement suivis, car ils permettront de mesurer l’intérêt des investisseurs pour les instruments financiers libellés en franc congolais dans un contexte de stabilisation macroéconomique et de consolidation du marché financier local.




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