Loi de finances rectificative 2026 : le Sénat déclare le projet recevable
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Les réserves internationales de la République démocratique du Congo poursuivent leur progression. Au 25 juin 2026, elles se sont établies à 7,864 milliards de dollars américains, contre 7,614 milliards USD une semaine plus tôt, soit une hausse de 250,44 millions USD, selon la dernière note de conjoncture économique hebdomadaire publiée par la Banque centrale du Congo (BCC).

Cette recevabilité est intervenue à l’issue d’un débat entre les sénateurs et le membre du gouvernement. Selon Adolphe Muzito, cette révision budgétaire vise à adapter les prévisions de l’État aux nouvelles réalités économiques observées depuis l’adoption de la loi de finances initiale.
Le projet de budget révisé accuse une baisse de 7,4% par rapport au budget initial, fixé à 54.336 milliards de francs congolais. Le gouvernement attribue cette diminution principalement au recul de 42% des financements extérieurs. En revanche, les recettes internes enregistrent une progression de 6,9%, traduisant une amélioration de la mobilisation des ressources nationales.
Les recettes courantes sont ainsi réévaluées de 14,4 à 15,2 milliards de dollars, soit une augmentation de près de 740 millions de dollars. Ces ressources supplémentaires permettront notamment de financer les salaires, les transferts et subventions, les investissements sur ressources propres ainsi que plusieurs dépenses exceptionnelles prévues par le gouvernement.
Le collectif budgétaire intègre également une première tranche de 650 millions de dollars issue des Eurobonds, destinée au financement de projets d’investissement structurants. L’exécutif prévoit par ailleurs d’accroître les émissions d’obligations du Trésor à hauteur de 308 millions de dollars afin de contribuer à la couverture du déficit budgétaire.
À travers cette révision, le gouvernement entend assurer la continuité du financement des dépenses sociales, des investissements prioritaires et des engagements exceptionnels de l’État tout en tenant compte de l’évolution de la conjoncture économique.
Avant son examen au Sénat, le texte avait été adopté le 3 juillet par l’Assemblée nationale. À cette occasion, le président de la commission économique, financière et du contrôle budgétaire, Guy Mafuta Kabongo, avait indiqué que les travaux techniques avaient permis de limiter la baisse des recettes grâce à l’intégration de ressources additionnelles de 201 milliards de francs congolais, portant les prévisions à 50.496 milliards de francs congolais.
Le projet de loi poursuivra désormais son examen au Sénat. En cas d’adoption définitive par les deux chambres du Parlement, dans les mêmes termes ou conformément à la procédure prévue en cas de divergence, il sera transmis au Président de la République pour promulgation avant sa publication au Journal officiel, étape qui permettra l’entrée en vigueur des ajustements budgétaires pour le reste de l’exercice 2026.




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