RDC–FMI : un nouvel accord technique qui conforte la stabilité économique du pays
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La République Démocratique du Congo (RDC) vient de franchir une étape importante dans le suivi de son programme économique avec le Fonds monétaire international (FMI).

À l’issue d’une mission conduite à Kinshasa du 23 avril au 6 mai 2026 par Calixte Ahokpossi, les services du FMI et le gouvernement congolais sont parvenus à un accord au niveau technique sur la troisième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que sur la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
L’annonce a été faite dans un communiqué publié ce mercredi 6 mai par l’institution financière internationale. L’approbation définitive de cet accord reste toutefois attendue en juin prochain lors de l’examen du dossier par le Conseil d’administration du FMI.
Dans son évaluation, le FMI souligne la résilience de l’économie congolaise malgré un contexte international et sécuritaire particulièrement difficile, marqué notamment par la persistance du conflit armé dans l’Est du pays et les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient.
Selon les projections de l’institution, la croissance économique de la RDC devrait se maintenir au-dessus de 5,5% en 2025 et en 2026. Cette dynamique serait principalement portée par les secteurs des services, de la construction et de l’agriculture, même si l’activité extractive connaît un ralentissement modéré.
Le FMI relève également une amélioration notable des principaux indicateurs macroéconomiques. L’inflation annuelle est restée limitée à 2,5% ou moins depuis octobre 2025, un niveau largement inférieur à l’objectif de 7% fixé par la Banque Centrale du Congo (BCC). Dans le même temps, les réserves internationales ont atteint 8,8 milliards de dollars américains à fin mars 2026.
Sur le plan budgétaire, l’institution note cependant que les finances publiques continuent de subir les effets de la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Cette situation a entraîné un dépassement du déficit budgétaire intérieur estimé à 0,6% du PIB à fin 2025.
Face à ces contraintes, les autorités congolaises envisagent plusieurs ajustements à travers le budget rectificatif 2026. Le gouvernement prévoit notamment de renforcer la mobilisation des recettes intérieures, de rationaliser les dépenses non prioritaires et d’améliorer davantage la gestion des finances publiques.
Le FMI met également en avant le rôle du financement obligataire récemment mobilisé pour soutenir les investissements publics, tout en appelant à une plus grande discipline budgétaire et à l’accélération des réformes structurelles.
Pour plusieurs analystes économiques, cette revue favorable constitue avant tout un signal positif adressé aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux investisseurs internationaux. La combinaison d’une croissance soutenue, d’une inflation maîtrisée et d’un niveau de réserves en progression contribue progressivement à renforcer la crédibilité macroéconomique de la RDC.
Les experts estiment toutefois que les défis restent nombreux. La poursuite des réformes budgétaires, la maîtrise des dépenses sécuritaires et le renforcement de la gouvernance financière seront déterminants pour consolider cette trajectoire économique et permettre à la croissance de produire des effets plus visibles sur les conditions de vie de la population.








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