RDC - FMI : un programme de 2,7 milliards USD « globalement sur la bonne voie », sous vigilance sécuritaire
- 27 févr.
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En mission à Kinshasa, l’administrateur du Fonds monétaire international (FMI) pour le Groupe Afrique III, Regis O. N’sonde, a procédé, jeudi 26 février 2026, à une évaluation de l’exécution du programme triennal conclu avec la République démocratique du Congo. Les discussions ont principalement porté sur la conjoncture macroéconomique et l’état d’avancement des réformes engagées par les autorités congolaises.

Depuis janvier 2025, la RDC bénéficie d’un appui financier du FMI à travers la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant d’environ 1,7 milliard de dollars, ainsi que de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), estimée à près d’un milliard de dollars. Ces deux instruments représentent un financement global d’environ 2,7 milliards USD, destiné à consolider la stabilité macroéconomique et à soutenir les réformes structurelles.
D’après le représentant du FMI, le programme reste globalement en ligne avec les objectifs fixés. Toutefois, plusieurs risques persistent, notamment l’insécurité dans l’Est du pays et les incertitudes liées à l’environnement économique et politique international. Ces facteurs pourraient fragiliser les équilibres budgétaires et affecter la dynamique de croissance si les efforts d’ajustement ne sont pas poursuivis.
La mobilisation accrue des ressources internes demeure un axe central du programme. Des échanges techniques sont en cours afin d’améliorer l’efficacité de la colecte des recettes et de rationaliser le système fiscal. Si des progrès ont été reconnus lors de la deuxième revue du programme en décembre dernier, le FMI souligne que les efforts doivent se poursuivre, compte tenu des besoins de financement élevés et de la pression croissante sur les dépenses publiques.
La maîtrise de la masse salariale dans la fonction publique, identifiée comme un risque budgétaire majeur, a également été au cœur des discussions. Les autorités congolaises ont réitéré leur engagement à renforcer la discipline budgétaire tout en intensifiant la mobilisation des recettes.
Au terme de la mission, le FMI s’est déclaré confiant quant à la détermination du gouvernement à maintenir le cap des réformes et à préserver la stabilité macroéconomique, malgré un contexte sécuritaire et international marqué par de fortes incertitudes.




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