Félix Tshisekedi veut réduire le train de vie de l’État
- 13 mars
- 2 min de lecture
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a fait de la rationalisation des dépenses publiques une priorité majeure de l’action gouvernementale. Lors de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 13 mars 2026 à la Cité de l’Union africaine, le chef de l’État a appelé à un encadrement plus strict de la multiplication des fonds, commissions, cellules et autres structures publiques.

Face à la prolifération de ces entités, le Président a insisté sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques du pays en veillant à une utilisation plus rigoureuse et plus efficace des ressources de l’État.
Selon le compte rendu officiel présenté par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, le chef de l’État a rappelé l’importance d’orienter les finances publiques vers les priorités essentielles. Il a également souligné la nécessité d’écarter les dépenses jugées non prioritaires ou insuffisamment justifiées, tout en renforçant la discipline dans l’organisation de l’action publique.
Dans cette optique, toute nouvelle structure publique devra désormais obtenir l’aval préalable de la Première ministre avant sa création. Celle-ci sera chargée d’examiner la pertinence stratégique du projet, sa valeur ajoutée institutionnelle ainsi que son impact budgétaire, avant de le soumettre à l’arbitrage final du Président de la République.
Par ailleurs, le Gouvernement entend procéder à une évaluation approfondie des structures déjà existantes. Cette démarche visera à identifier celles qui apportent une contribution réelle à la mise en œuvre des politiques publiques et celles dont les missions pourraient être intégrées à d’autres institutions, afin de limiter les chevauchements et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.
À travers cette décision, les autorités de Kinshasa affichent leur volonté de renforcer la discipline budgétaire et de promouvoir une gestion plus rationnelle des finances publiques. Dans un contexte économique exigeant, la maîtrise des dépenses apparaît comme un levier essentiel pour garantir la stabilité macroéconomique et soutenir le financement des priorités nationales.




Commentaires