top of page

La facture normalisée, levier de 200 millions USD en 2026

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

La réforme de la facture normalisée, déployée au début de l’année 2026 en République démocratique du Congo, pourrait générer près de 200 millions de dollars de recettes publiques supplémentaires d’ici la fin de l’exercice fiscal 2026. Cette estimation a été avancée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, lors d’un entretien accordé à Geopolis Magazine.


Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, Ministre des Finances
Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, Ministre des Finances

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la mobilisation des ressources internes, notamment à travers une meilleure collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui constitue un pilier des recettes fiscales nationales.


Selon le rapport annuel 2023 de la Direction générale des impôts (DGI), la TVA a représenté 23,7 % des recettes fiscales, soit 2.776,2 milliards de francs congolais collectés par 8.895 entreprises pour le compte de l’État. Ces chiffres illustrent l’importance de cet impôt dans le financement des politiques publiques.


Dans ce contexte, le renforcement du contrôle et du suivi de la TVA apparaît comme un enjeu majeur pour les autorités, confrontées à des besoins croissants en financement. La réforme de la facture normalisée vise ainsi à instaurer un système de facturation électronique sécurisé, garantissant une meilleure traçabilité des transactions commerciales.


L’objectif est clair : limiter les pratiques de fraude et de sous-déclaration qui affectent les recettes fiscales. À terme, seules les solutions de facturation homologuées seront autorisées pour émettre des factures, conformément au processus engagé depuis 2025 par l’administration fiscale.


Depuis le 1er mars 2026, la mise en œuvre de cette réforme s’est accélérée avec le lancement d’un programme d’accompagnement destiné aux opérateurs économiques. Celui-ci prévoit notamment la distribution de 4.000 dispositifs électroniques fiscaux (DEF), permettant de produire des factures conformes aux normes exigées.


Ces équipements sont attribués selon le principe du « premier arrivé, premier servi », dans la limite des stocks disponibles. Toutefois, les entreprises bénéficiaires devront prendre en charge certains coûts liés à leur utilisation, notamment l’activation, la formation et la maintenance.


Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions initiées en juin 2025 par la DGI, avec le processus d’homologation des logiciels de facturation. À terme, cette normalisation devrait renforcer la transparence fiscale et améliorer la fiabilité des données collectées.


À travers cette réforme, les autorités congolaises ambitionnent non seulement d’augmenter les recettes publiques, mais aussi de moderniser l’administration fiscale et de créer un cadre plus équitable pour l’ensemble des acteurs économiques.

Commentaires


bottom of page