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Le gouvernement impose désormais l’Avis de non-objection aux commerçants étrangers du secteur de détail

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Le ministère de l’Économie nationale durcit le ton dans la régulation du marché intérieur. À travers une nouvelle directive officielle, le gouvernement impose désormais l’obtention obligatoire de l’Avis de non-objection (ANO) à tous les opérateurs économiques étrangers actifs dans le commerce de détail en République démocratique du Congo.



Cette mesure signifie qu’aucune entreprise étrangère ne pourra exercer légalement des activités de commerce de détail sur le territoire congolais sans avoir obtenu cette autorisation préalable. Les autorités précisent que cette exigence vise à renforcer le contrôle des activités commerciales, protéger les entrepreneurs locaux et garantir le respect des lois en vigueur par les investisseurs étrangers.


Dix secteurs désormais concernés


Le ministère a identifié dix domaines stratégiques soumis à cette nouvelle réglementation :


  1. La grande distribution : supermarchés et hypermarchés ;

  2. Le secteur Horeca : hôtellerie, hébergement et restauration ;

  3. Les loisirs et le divertissement ;

  4. Le secteur automobile : vente de véhicules, motos et services de réparation ;

  5. Le domaine de la santé : produits pharmaceutiques et matériels médicaux ;

  6. Les équipements : appareils électroniques, électroménagers et meubles ;

  7. La logistique et le transport (hors taxis) ;

  8. Le commerce des bijoux et articles de luxe ;

  9. Les articles de sport, de loisirs et les librairies ;

  10. Les stations-services et le secteur énergétique.


Une procédure désormais digitalisée


Dans le souci de renforcer la transparence et de limiter les pratiques frauduleuses, le ministère annonce également la numérisation complète du processus de demande d’ANO. Les opérateurs concernés devront introduire leurs dossiers uniquement via la plateforme officielle : www.economie.gouv.cd/ano


Grâce à cette digitalisation, le gouvernement souhaite simplifier le traitement des dossiers, améliorer le suivi administratif et réduire les interventions informelles souvent associées à la corruption.


Une volonté affirmée de protéger l’économie locale


À travers cette réforme, l’État congolais affiche clairement sa volonté de mieux encadrer la présence des investisseurs étrangers dans le commerce de détail. Cette décision répond également aux préoccupations exprimées depuis plusieurs années par les petits commerçants et la classe moyenne congolaise, qui réclament davantage d’équité dans l’accès au marché.


Le gouvernement entend ainsi renforcer la traçabilité fiscale, protéger les intérêts des opérateurs nationaux et instaurer une concurrence plus équilibrée dans un secteur économique générant quotidiennement d’importants revenus.


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