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Les finances publique sous tension face à un déficit croissant en mars 2026

  • il y a 13 heures
  • 2 min de lecture

La République démocratique du Congo anticipe des recettes publique estimées à 2 281,2 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 924,6 millions de dollars américains, pour le mois de mars 2026, selon les prévisions du plan de trésorerie de l’État. Dans le même temps, les dépenses devraient atteindre 2 960,1 milliards de CDF, ce qui laisse apparaître un déficit prévisionnel important de 678,9 milliards de CDF.



D’après les données de la Banque Centrale du Congo, cette situation reflète une pression continue sur les finances publiques, dans un contexte où les besoins de financement restent élevés.


À la date du 19 mars 2026, les régies financières avaient déjà mobilisé 1 224,0 milliards de CDF, soit un peu plus de 50 % des prévisions mensuelle. Cette performance se répartit entre les principales administrations : la Direction générale des impôts (DGI) avec 499,2 milliards de CDF issus des recettes fiscales, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) avec 427,7 milliards de CDF provenant des droits de douane et accises, ainsi que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD), qui a collecté 297,1 milliards de CDF de recettes non fiscales.


La Banque Centrale du Congo souligne qu’au cours du premier trimestre 2026, les finances publiques restent marquées par une hausse des dépenses. Cette augmentation est notamment liée à des charges exceptionnelles, en particulier dans les domaines diplomatique, sécuritaire et humanitaire.


Cette dynamique contribue à accentuer l’écart entre les ressources disponibles et les engagements de l’État, renforçant ainsi les besoins de financement.


Pour le mois de février 2026, les prévisions tablaient déjà sur un déficit budgétaire, avec des recettes attendues à 1 953,5 milliards de CDF contre des dépenses estimées à 2 718,0 milliards de CDF, dont 1 911,2 milliards consacrés aux dépenses courantes.


Les données de la Banque Centrale du Congo indiquent qu’au final, les recettes mobilisées ont atteint 1 649,0 milliards de CDF. Elles se répartissent entre 792,3 milliards de CDF pour la DGI, 590,9 milliards de CDF pour la DGDA et 265,9 milliards de CDF pour la DGRAD.


Le déficit enregistré en février 2026 a été entièrement financé par des mécanismes jugés sains, traduisant une capacité relative de l’État à maintenir ses équilibres de trésorerie à court terme.


Dans l’ensemble, ces indicateurs mettent en lumière une tension persistante sur les finances publiques congolaises. Malgré une mobilisation progressive des recettes, le niveau élevé des dépenses continue de peser sur l’équilibre budgétaire.


Dans ce contexte, la maîtrise des dépenses publiques et l’élargissement de l’assiette fiscale apparaissent comme des priorités majeures pour renforcer la stabilité budgétaire dans les prochains mois.

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