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Contrôle parlementaire : Le ministre des Mines détaille à la commission du Sénat la stratégie de réhabilitation des sites miniers et la traque à la fraude dans le cuivre et le cobalt

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Ce jeudi 28 mai 2026, devant la Commission Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme du Sénat, le ministre des Mines, Louis-Watum Kamaba, a défendu les réformes gouvernementales visant à sécuriser la réhabilitation des sites après exploitation et à moraliser le traitement artisanal du cuivre et du cobalt. Un registre numérique national des sûretés financières et des sanctions contre les opérateurs défaillants figurent parmi les annonces phares.


Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines
Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines

Le contrôle parlementaire a repris ses droits à la Chambre haute du Parlement. Invité à s’expliquer sur deux sujets sensibles du secteur minier congolais, le ministre des Mines, Louis-Watum Kabamba, a livré une mise au point circonstanciée aux sénateurs de la Commission Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme.


Premier point de crispation : la gestion des cautions de garantie environnementale, ces sûretés financières que les exploitants doivent constituer pour assurer la remise en état des sites miniers une fois l’activité achevée. Face aux élus, le ministre a rappelé le cadre juridique – Code minier et Règlement minier – avant d’énumérer les instruments de suivi déjà déployés : contrôles environnementaux, audits périodiques et analyse des rapports techniques des opérateurs.


Pour renforcer la transparence, Louis-Watum Kabamba a annoncé trois mesures concrètes. D’abord, un moratoire accordé aux sociétés minières afin qu’elles puissent présenter les preuves de constitution de leurs sûretés financières. Ensuite, l’application de sanctions à l’encontre des opérateurs défaillants. Enfin, la création d’un registre national numérique des sûretés financières, destiné à centraliser et sécuriser les données.


Le second débat a porté sur le contrôle des entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère artisanale. Le ministre a dressé un constat sans concession : les inspections menées dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga ont révélé des insuffisances multiples en matière de traçabilité des minerais, de respect des exigences environnementales, ainsi que de conformités administratives et juridiques.


Face à ce bilan, le gouvernement entend poursuivre les réformes engagées pour assainir et moderniser le secteur. « Ces actions s’inscrivent dans la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de Madame la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka », a rappelé le ministre des Mines.


À l’issue des échanges, Louis-Watum Kabamba a réaffirmé la disponibilité de son ministère à collaborer étroitement avec le Sénat, faisant valoir « un esprit de responsabilité institutionnelle et de défense des intérêts supérieurs de la Nation ». Un message qui semble avoir apaisé les débats, sans pour autant lever toutes les interrogations des sénateurs, désormais attentifs à la mise en œuvre concrète des engagements annoncés.

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