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L'équation 2030 : Comment former 250 000 jeunes aux métiers du numérique en RDC ?

  • il y a 4 jours
  • 12 min de lecture

La République Démocratique du Congo peut-elle troquer sa rente minière contre une rente intellectuelle ? Alors que les experts estiment à 250 000 le nombre de talents à former d'ici 2030 pour propulser le pays au rang de puissance technologique, le défi dépasse la simple urgence pédagogique : il s'agit d'un impératif de souveraineté économique. Face à ce chantier colossal, Serge Kishiko, Directeur Général d'ITOT Africa, refuse de céder aux illusions du « tout gratuit » ou de l'attentisme institutionnel. Porté par la plateforme hybride Okademy, le déploiement du département Open Intelligence et des partenariats stratégiques mondiaux comme AWS re/Start, le hub congolais s'est fixé un cap ferme : injecter 50 000 professionnels hautement qualifiés et certifiés sur le marché d'ici la fin de la décennie. De Kinshasa aux zones les plus reculées du Sankuru, en passant par l'inclusion non négociable des femmes dans l'Intelligence Artificielle, Serge Kishiko livre à L'Entrevue Magazine sa feuille de route pour transformer l'éducation numérique en une véritable industrie de pointe. Rencontre exclusive avec l'un des architectes du Congo de demain.


Serge Kishiko, Directeur Général d'ITOT Africa
Serge Kishiko, Directeur Général d'ITOT Africa

L'Entrevue Les experts estiment qu'il faudrait former environ 250 000 jeunes d'ici 2030 pour faire de la RDC une véritable puissance numérique. Face à ce défi national colossal, sur quels leviers technologiques et pédagogiques ITOT Africa ou tout autre acteur dans les technologies de l'éducation pourrait s'appuyer pour passer d'une formation d'élite à une échelle véritablement industrielle ?


Serge Kishiko Bonjour Monsieur, merci pour cette opportunité. Votre question est bien posée et tombe à point nommé. 250 000 jeunes formés, c'est formidable comme chiffre national. Mais si chacun des acteurs EdTech attend que ce soit l'État ou un grand bailleur international qui orchestre tout, nous passerons à côté. Ce qui manque aujourd'hui en RDC, ce n'est pas tant la volonté que la méthode industrielle.

 

Du côté d'ITOT Africa, nous avons choisi d'avancer avec une cible précise et assumée : former 50 000 jeunes d'ici 2030. Ce chiffre peut sembler modeste face aux 250 000, mais il a le mérite d'être solide, planifié, financé et surtout mesurable. 40 % de ces formations se feront en présentiel — pour garantir la rigueur, l'accompagnement humain et la pratique intensive. Les 60 % restants se feront en ligne et en mode hybride via notre plateforme Okademy.

 

Le vrai levier pour passer à l'échelle, ce n'est pas la technologie en tant que telle — c'est l'architecture pédagogique derrière la technologie. Il faut des programmes modulaires, des certifications reconnues, des parcours courts orientés vers l'emploi immédiat, et une logique de résultats plutôt que de certificats de complétion. Les grandes usines de formation qui ont marché dans le monde — qu'il s'agisse du modèle vietnamien avec ses partenariats Samsung ou du modèle marocain dans le secteur automobile et aéronautique — ont toutes eu un point commun : elles ont arrêté de penser la formation comme un acte pédagogique isolé pour la concevoir comme un maillon d'une chaîne de valeur économique.

 

C'est exactement ce vers quoi ITOT Africa s'oriente. Okademy n'est pas un simple LMS (Learning Management System). C'est le moteur d'un écosystème intégré qui connecte la formation, la certification, le placement et l'intelligence du marché. Et dès cette deuxième moitié de 2026, nous lançons formellement Open Intelligence — notre département de recherche et d'innovation. Ce département aura pour mission précisément de répondre à la question que vous posez : comment s'assurer que ce que nous enseignons aujourd'hui correspond à ce que le marché aura besoin demain ?

 

Mais je veux aller encore plus loin sur un point qui est, selon moi, le vrai différenciateur entre former et former utilement : la standardisation internationale. Notre ambition chez ITOT Africa ne s'arrête pas aux frontières de la RDC. Nous voulons que le jeune formé à Kolwezi ou à Mbuji-Mayi soit compétitif à Lagos, au Caire, à Lisbonne ou à Sydney. Pour cela, il ne suffit pas de former à tout-va. Il faut aligner nos programmes sur des référentiels internationaux reconnus, nouer des partenariats de certification avec des organismes mondiaux, et construire des parcours dont la validation a du poids au-delà de nos frontières.

 

C'est exactement ce que nous faisons notamment avec notre programme AWS re/Start, que nous relançons en 2026. AWS re/Start est un programme de formation au cloud computing soutenu par Amazon Web Services. Un jeune qui en sort certifié peut prétendre à des postes non seulement en RDC, mais dans n'importe quelle entreprise du monde qui tourne sur l'écosystème AWS.

 

L'Entrevue Former massivement est vain si le marché de l'emploi ne suit pas. Comment la technologie derrière votre plateforme Okademy permet-elle de synchroniser, en temps réel, les programmes de formation avec les besoins changeants des entreprises congolaises et internationales actives en RDC en cette année 2026 ?


Serge Kishiko C'est la question que tout formateur devrait se poser chaque matin en arrivant au bureau. Former sans synchronisation avec le marché, c'est produire des diplômés inemployables — et au Congo, nous avons déjà trop connu ce schéma se reposant entièrement sur les filières universitaires classiques. ITOT Africa a fait le choix délibéré de ne pas reproduire ce modèle.

 

Notre approche repose sur un écosystème de concertation structuré à plusieurs niveaux. Le premier est notre ancrage dans Ukamili, l'incubateur et hub d'innovation de Lubumbashi qui rassemble les entreprises du Haut-Katanga dont nous sommes membre cofondateur. Le deuxième niveau est notre participation au cadre de concertation élargi qui inclut la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) représentant les entrepreneures qui recrutent, l'ONEM (Office National de l'Emploi), les institutions de formation professionnelle et des universités partenaires. Ce cadre nous permet de faire remonter et descendre l'information de façon continue entre le monde académique, le monde économique et notre dispositif de formation.

 

Concrètement, cela se traduit par des mises à jour régulières de nos curricula, des modules développés en co-conception avec des employeurs, et une logique de « formation sur commande » : quand une entreprise nous dit qu'elle aura besoin de 30 développeurs cloud dans 8 mois, nous structurons un parcours adapté.

 

ITOT Africa ne forme pas dans le vide. Nous comprenons les dynamiques économiques, et nous nous donnons les moyens de les anticiper. Un peu à la manière dont les grandes maisons de conseil produisent leurs rapports annuels sur l'état des industries, nous entendons devenir la voix de référence sur l'état des compétences digitales en RDC grâce à notre département Open Intelligence.


"Ce qui a rendu cela possible, ce n'est pas un gros budget. C'est la volonté de bouger les lignes, la capacité à mobiliser des compétences locales, et un modèle hybride qui ne dépend pas d'une connexion haut débit permanente."

L'Entrevue Si l'innovation rayonne à Lubumbashi et Kinshasa, le défi des 250 000 talents concerne tout le territoire. Quelles solutions hybrides (online/offline) pourraient être déployées pour que le jeune de l'Équateur ou du Sankuru ne soit pas le grand oublié de cette révolution EdTech ?


Serge Kishiko Cette question nous tient particulièrement à cœur, parce qu'elle touche au danger le plus insidieux de toute révolution technologique : creuser les inégalités au lieu de les résorber. Si la révolution EdTech ne profite qu'aux jeunes de Lubumbashi et de Kinshasa — là où la connectivité, l'électricité et les centres de formation sont relativement disponibles — alors nous aurons peut-être formé quelques milliers de talents, mais nous aurons raté la transformation du pays.

 

La bonne nouvelle, c'est que nous avons déjà prouvé que c'est possible autrement. En 2024 et en 2025, ITOT Africa a conduit des programmes de formation avec l'incubateur Danny Berg Hub, localisé à Kikwit, dans la province du Kwilu. Nous avons formé des entrepreneurs agricoles aux outils numériques — gestion digitale, marketing en ligne, outils de productivité. Et je tiens à le souligner clairement : ces formations ont été entièrement gratuites pour les participants. Aucun frais de participation. Ce qui a rendu cela possible, ce n'est pas un gros budget. C'est la volonté de bouger les lignes, la capacité à mobiliser des compétences locales, et un modèle hybride qui ne dépend pas d'une connexion haut débit permanente.

 

C'est là la clé pour les zones reculées : le modèle hybride ne signifie pas simplement « un peu en ligne et un peu en présentiel ». Il signifie concevoir des contenus qui fonctionnent dans des conditions dégradées — des modules téléchargeables en mode offline, des formations dispensées par des facilitateurs locaux formés par ITOT Africa, des espaces partenaires (incubateurs, hubs, maisons des jeunes) qui deviennent des antennes de formation décentralisées.

Le prochain déploiement devrait être au Sankuru.

 

Nous avons les preuves que ça fonctionne. Ce que nous n'avons pas encore, ce sont les partenaires d'appui pour passer à l'échelle sur l'ensemble du territoire. Et quand je dis partenaires d'appui, j'entends quelque chose de plus large que le financement : des acteurs institutionnels capables d'ouvrir des portes dans les provinces, des organisations locales ancrées dans les communautés, des entreprises qui acceptent d'accueillir des stagiaires même dans des villes secondaires. Beaucoup de choses significatives peuvent se faire avec peu d'argent — si la volonté collective est là.


L'Entrevue Le modèle du « tout payant » est un plafond de verre pour la jeunesse congolaise. Pour atteindre cet objectif national, quel mix de financement préconisez-vous : une implication plus forte de l'État via des Partenariats Public-Privé (PPP) ou un engagement massif des grandes entreprises via le mécénat de compétences ?


Serge Kishiko Cette question soulève quelque chose de fondamental, et je veux l'aborder avec franchise plutôt qu'avec des réponses convenues. Car la vraie réponse n'est ni les PPP, ni le mécénat seul — c'est une refonte complète de la manière dont nous pensons le financement du développement du capital humain en RDC.

Commençons par l'évidence inconfortable : au début nous avions le modèle « tout payant » mais un peu de récul, nous avons compris que c’est un modèle qui exclut effectivement la grande majorité des jeunes congolais. Puis nous sommes passé au modèle « tout gratuit » par le concours des donateurs. C’est beau mais c’est une illusion à court terme qui crée une dépendance structurelle à la philanthropie. La vraie question est donc : comment créer un financement durable, diversifié et ancré dans la réalité économique du pays ?

 

Il faut d'abord s'inspirer de ce qui a fonctionné ailleurs, et notre contexte permet de le faire avec intelligence. Le Maroc a mis en place un modèle où les entreprises privées — Renault, Airbus — co-conçoivent et co-financent directement les programmes des instituts de formation. Le résultat : des diplômés opérationnels dès le premier jour, et un secteur qui attire aujourd'hui des investissements directs étrangers massifs précisément parce que la main-d'œuvre est calibrée sur les besoins réels de l'industrie. L'Île Maurice a mis en place un système de taxe de formation remboursable — chaque entreprise contribue à un fonds national, et peut récupérer jusqu'à 75 % de sa contribution si elle forme ses employés ou accueille des apprenants. Ce ne sont pas des utopies : ce sont des mécanismes législatifs qui transforment la formation en investissement plutôt qu'en charge.

 

En RDC, des instruments similaires existent ou pourraient être actionnés. On parle rarement du potentiel des obligations sociales, du blended finance ou des fonds de capital humain adossés aux revenus miniers. Notre pays extrait des minéraux stratégiques qui font tourner l'économie numérique mondiale — cobalt, coltan, lithium. Il est légitime de se demander : quelle part de ces revenus est réinvestie dans la formation de la main-d'œuvre locale qui en permettra la transformation à valeur ajoutée ? Un Fonds Souverain orienté vers le capital humain, géré de manière transparente et professionnelle, serait une rupture de paradigme salutaire.

 

Le mécénat de compétences des grandes entreprises présentes en RDC est également sous-exploité. Et ici, je ne veux pas rester dans l'abstrait. Notre partenariat avec la Rawbank en est la preuve. À travers sa branche RSE et Durabilité, la Rawbank finance des programmes de formation portés par ITOT Africa et soutient financièrement des entrepreneurs issus de ces formations. Ce n'est de la RSE mais pas de l'humanitaire. Ce n'est pas installer des forages d'eau dans un village reculé. C'est investir dans la compétence humaine, dans la capacité d'un jeune entrepreneur à créer une activité, à générer des revenus, à employer d'autres.

 

Ce que je préconise in fine, c'est un triptyque : l'État qui fixe le cadre législatif et incite (via des mécanismes de type taxe-remboursement ou déductions fiscales pour la formation), le secteur privé qui co-finance et valide les curricula, et des acteurs comme ITOT Africa qui opèrent l'écosystème avec une logique d'impact mesurable. La question n'est pas de savoir si c'est faisable. La question est de savoir si nous avons la volonté politique et collective de le faire car c’est possible.

 

"Chez ITOT Africa, l'inclusion des femmes n'a jamais été un quota ou une stratégie de communication. C'est une conviction fondatrice, présente dès le jour 1 de notre existence."

L'Entrevue On ne peut atteindre un tel objectif en ignorant la moitié de la population. Dans cette « Équation 2030 », quelle stratégie spécifique ITOT Africa propose-t-elle pour briser les barrières socioculturelles et attirer massivement les jeunes femmes vers les métiers de la donnée et de l'Intelligence Artificielle ?


Serge Kishiko Chez ITOT Africa, l'inclusion des femmes n'a jamais été un quota ou une stratégie de communication. C'est une conviction fondatrice, présente dès le jour 1 de notre existence.

 

Depuis nos débuts, chaque programme de formation mixte intègre un minimum de 40 % de femmes. Ce n'est pas un chiffre que nous atteignons après effort — c'est une ligne de base que nous nous fixons comme condition non négociable. Comme si cela ne suffisait pas, nous avons développé des programmes entièrement dédiés aux femmes, dont le phare est notre programme « Femmes Entrepreneures Digitales ». Ce programme répond à une réalité que nous avons observée sur le terrain : les barrières à l'entrée des femmes dans le numérique ne sont pas d'abord intellectuelles. Elles sont socioculturelles, logistiques et économiques.

 

Une jeune femme de Kinshasa ou de Kisangani n'a souvent pas le droit familial implicite de « perdre son temps » dans une formation en compétences digitales. Elle exerce des responsabilités domestiques qui rendent les horaires rigides incompatibles avec sa réalité. Elle n'a pas de modèles féminins visibles dans le secteur tech pour lui montrer que c'est possible.

 

Sur le plan pédagogique, nous développons des formats flexibles — en ligne, en présentiel partiel, avec des horaires adaptés. Sur le plan culturel, nous mettons en avant nos alumna : les femmes qui ont suivi nos formations et qui ont démarré des activités ou décroché des emplois dans le numérique sont nos meilleures ambassadrices. Rien ne parle plus fort qu'une femme de la même communauté qui dit « j'ai appris à coder, j'ai lancé mon activité, et ma vie a changé ».

 

Sur le plan sectoriel, les métiers de la donnée et de l'Intelligence Artificielle offrent une opportunité particulière pour les femmes : ce sont des métiers qui se pratiquent souvent à distance, qui valorisent la rigueur et l'attention au détail, et qui ouvrent sur des gains économiques. Ce n'est pas seulement un enjeu d'équité — c'est donc un enjeu économique. Les études mondiales montrent systématiquement que la diversité de genre dans les équipes tech améliore la qualité des solutions développées et réduit les biais algorithmiques. Former massivement les femmes aux métiers de l'IA, c'est aussi s'assurer que les algorithmes qui gouverneront demain l'Afrique seront conçus en prenant en compte la moitié de sa population.


L'Entrevue Si nous réussissons ce pari de 250 000 talents, quel visage aura l'économie de la RDC au lendemain de 2030 selon vous ?


Serge Kishiko Je veux vous répondre non pas avec des projections abstraites, mais avec une vision que nous construisons activement — et qui va, je crois, au-delà de 2030.

 

Si nous et d’autres acteurs réussissons le pari des 250 000 talents — et si ces talents sont bien formés, bien insérés et bien accompagnés — la RDC de 2031 ne sera plus seulement reconnue pour ce qu'elle a sous le sol. Elle sera reconnue pour ce qu'elle a dans la tête de ses jeunes. C'est un basculement de paradigme fondamental : passer d'une économie extractive à une économie de la connaissance, d'une rente minière à une rente intellectuelle.

 

Concrètement, ITOT Africa voit plusieurs transformations profondes. D'abord, l'émergence d'une classe entrepreneuriale numérique congolaise. Pas des sous-traitants de solutions développées ailleurs, mais des créateurs de produits et de services adaptés aux réalités africaines — des minetech qui transforment l'industrie minière en s'appuyant sur l'Intelligence Artificielle et les données au Lualaba, des fintech qui comprennent la bancarisation informelle à Kinshasa, des healthtech qui s'articulent avec les systèmes de santé communautaires à Gemena, des agritech qui parlent aux agriculteurs à Mbanza-Ngungu. Ces entrepreneurs existent en RDC en germe. La formation à grande échelle les fera éclore en masse.

 

En 2031, si nous faisons notre travail, des grands comptes que nous avons au pays n'auront plus à regarder au-delà des frontières pour trouver des compétences en cloud computing, en data science ou en cybersécurité et la création de valeurs passera à l’échelle. Le capital humain congolais et donc son économie seront compétitif aux standards internationaux.

 

Si nous faisons notre travail et formons suffisamment de talents en ingénierie des données, en intelligence artificielle et en développement logiciel, nous serons capables, à terme, de ne plus seulement extraire et exporter notre cobalt et notre coltan à l’état brut, mais d'en maîtriser la chaîne de valeur jusqu'au produit fini, jusqu'au logiciel qui l'optimise, jusqu'à l'algorithme qui en prédit les usages futurs.

 

Pendant que les économies avancées vieillissent et cherchent désespérément à combler leurs pénuries de compétences — en Allemagne, au Japon, en Australie, au Portugal et que sais-je encore — l'Afrique aura des millions de jeunes formés, certifiés, opérationnels. Ces pays viendront nous les demander.

 

C'est la vision que porte ITOT Africa à horizon 2031-2035 : être l'infrastructure de talent qui rend cette souveraineté possible. Pas un acteur parmi d'autres. Une colonne vertébrale. Nous formons aujourd'hui les ingénieurs, les data scientists, les entrepreneurs digitaux qui feront la RDC de demain. Chaque jeune qui sort d'Okademy avec une compétence certifiée et un emploi est une brique de cet édifice.

 

La révolution numérique de la RDC ne viendra pas de l'extérieur. Elle naîtra ici, formée ici, déployée ici mais surtout ailleurs aussi (rire) — par des femmes et des hommes qui ont décidé que leur pays méritait mieux que la dépendance et l'extraction.

 

C'est pour cette RDC-là que toute l’équipe à ITOT Africa travaille chaque jour.

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