Rudy de Jong : "Transmettre et figer les émotions à jamais dans le temps."
- La Rédaction
- 5 juin 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 29 août 2025
Réputée pour être une excellente danseuse, artiste musicienne et poète, la personne du congolais ne compte pas se limiter là et semble bien décider à vouloir continuer d’épater le monde. A ce jour, s’il existe bien un phénomène qui semble bien définir le congolais, c’est bel et bien l’entrepreneuriat. Plus qu’une simple notion de création de richesse, l’entrepreneuriat dans l’entendement congolais se présente comme une norme d’émancipation personnelle puis collective. Il permet à celui qui s’y adonne de découvrir qui il est, de développer d’autres compétences et d’exploiter son plein potentiel. Bref, en l’en croire, pour le congolais, entreprendre ce n’est plus une notion, mais c’est découvrir et jouir de son identité ; comme l’a si bien chanté le célèbre chanteur congolais Shungu Wembadio alias Papa Wemba ‘Na beta libanga, po ete na zwa mosolo. Na motoki nayo nde ozwi lifuta.’ (Traduction : Je taille la pierre pour être payé. C’est à la sueur de ton front que tu seras ennobli.)
Pour cette 19ème édition, nous vous emmenons à la rencontre d’un quadragénaire passionné de l’audiovisuel qui nous raconte ses débuts en tant que photographe à partir de rien jusqu’à la tête d’une entreprise prometteuse et à l’avenir lumineux dont on ne saura certainement plus se passer en RDC. Découvrez avec nous l’interview de Rudy de Jong Tuluka, DG de DeJong Digital.

L’Entrevue Quel a été l’élément déclencheur pour vous investir, avec passion, dans la photographie ?
Rudy de Jong Tuluka Mes premières expériences en photographie ont commencé en 2010, quand j’ai récupéré un appareil photo d’occasion. À partir de là, j’ai commencé à capturer des souvenirs pour les gens. Puis, c’est à Bruxelles Les Bains, la fameuse plage artificielle organisée chaque été au centre de Bruxelles, que De Jong Digital a pris vie. En 2012, j’ai installé un petit stand photo, simple mais efficace, directement sur le sable. “Stand 4”, comme je l’appelais. Il affichait un tarif accessible pour les photos souvenirs. Cette première expérience marquait le début de ma vision : une photographie spontanée, accessible et humaine.
L’Entrevue Aujourd’hui, c’est tellement simple de « s’autoproclamer » photographe ; car on ne sait plus trop qui fait la photo : celui qui est derrière l’objectif ou l’appareil hyper performant qu’il tient entre ses mains ?
Rudy de Jong Tuluka Aujourd’hui, il suffit d’un bon téléphone et d’un compte Instagram pour que quelqu’un se dise photographe. Et franchement, je ne critique pas ; la technologie a démocratisé la photo, et c’est une bonne chose. Mais la vraie question pour moi, c’est pas qui prend une photo, c’est qui fait vraiment de la photo ?
"Pour moi, faire une photo, ce n’est pas juste appuyer sur un bouton. C’est observer, comprendre, sentir une énergie, une émotion, et réussir à la traduire en image. C’est capter l’instant, mais surtout l’intention derrière l’instant.”
Ce que tu vois, ce que tu ressens, ce que tu veux raconter. La technique, tu peux l’apprendre. Mais le regard, la patience, le respect du moment, ça, tu peux pas le simuler. Et ça ne se remplace pas par un filtre ou une bonne retouche. Je vois des gens très forts techniquement, mais sans regard. Et d’autres, plus simples, mais qui ont cette vérité dans leurs images.
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