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Laurianne Kamuyi : " Nous restons optimiste pour Kinshasa, même si les choses tardent à se concrétiser, nous sommes sûrs de continuer d'œuvrer pour notre pays, notre ville. "

  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Entre indignation et optimisme lucide, Laurianne Kamuyi, figure montante de l’expertise environnementale avec Belkin Services, analyse pour nous la crise de l’assainissement à Kinshasa. Pour elle, la solution ne viendra pas d’un « miracle » politique, mais d’un système intégré reliant loi, investissements et responsabilité citoyenne. À l’heure où l’on parle de transformer nos déchets en richesse, elle nous rappelle que la salubrité est le socle de tout développement. Rencontre avec une experte qui veut transformer notre regard sur ce que nous jetons.

 

A nos pages, prêts, lisons !


Laurianne Kamuyi, Associée chez Belkin Services
Laurianne Kamuyi, Associée chez Belkin Services

Cliver Bosoki Laurianne, au cours de vos récentes descentes dans les quartiers périphériques ou le long de rivières comme la Kalamu, quelle est l'image d'insalubrité qui vous a le plus révoltée et qui symbolise pour vous l'urgence d'agir ?


Laurianne Kamuyi L’urgence d’agir s’inspire déjà devant nos parcelles! Les rivières et les cours d’eaux sont des victimes de nos modes de vie. Nous étouffons les caniveaux avec nos déchets, nous ne prenons jamais délibérément soin des devantures de nos maisons, nos rues ressemblent à des tunnels d’arrière-cuisine, et c’est sans parler de notre hygiène publique collective!


L’image d’insalubrité n’est plus image d’insalubrité tellement nous l’avions adopté. Je suis révoltée par la mauvaise hygiène de Kinshasa, de la légèreté des mœurs concernant la question des déchets, et ce laisser-aller qui met en péril l’avenir écologique de la Ville.


Bref, toutes mes descentes dans les zones périphériques en général m’inspirent, en sus de la révolte, l’envie de continuer les initiatives de BELKIN Services.


"Les failles ne sont pas dans la volonté politique des slogans, elles sont dans la volonté politique de restructuration, donc d'actions.”

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