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Portrait : Tuluka Yaya Désiré Victor

  • 5 déc. 2023
  • 11 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 juil.

C’est au cours de l’année de ses 80 ans de vie sur terre, qu’il s’éteignit. Une allée définitive, mais drainant sur elle un passé glorieux, inspirant, voire légendaire. Natif du Congo profond, cet entrepreneur aura marqué l’univers entrepreneurial congolais par son audace, sa résilience, son sens d’engagement et de responsabilité, son management de poigne, et son impact environnemental et social. A lui seul, il représente une fierté nationale et continentale. Telle une référence Wikipédia, plongez-vous dans les coulisses de la vie et du parcours de Désiré Victor Tuluka Yaya Mfumu Mpembe.


Tuluka Yaya Mfumu Mpembe Désiré Victor
Tuluka Yaya Mfumu Mpembe Désiré Victor

Désiré Victor Tuluka Yaya Mfumu Mpembe


Désiré Victor Tuluka Yaya Mfumu Mpembe naquit à Kianga, le 29 décembre 1929, dans la province du Kongo Central, secteur Bamboma, Territoire Songololo, District des Cataractes.

 

Lambi Kongo, sa mère, est fille d’un grand chef coutumier qui se prénommait Mfumu Mpembe. Elle se mariât en premières noces à Joseph Victor Tuluka Tshiama Ngumba dont elle eut un enfant : Désiré Victor Yaya Tuluka Mfumu Mpembe.

 

Marin de son état, Joseph Victor Tuluka Tshiama Ngumba gagnait honnêtement sa vie. On ne peut pas dire qu’il était riche mais plutôt ambitieux pour l’avenir de son fils si doué, se sacrifiant pour que celui-ci puisse fréquenter l’école afin d’y acquérir une éducation et une instruction ouvrant le flanc à un emploi décent et épanouissant, bref un travail de bureau (à l’époque qualifié de Clerc ou kalaka na bureau) en lingala facile.

 

Surnommé aussi Toko di Kumbwa (Jeune premier, en kikongo), Joseph Victor Tuluka Tshiama Ngumba, a compris que ceux qui ont vécu dans les livres ne retournent pas travailler aux champs, comme l’ont fait, depuis la nuit des temps ses grands-parents, arrière-grands-parents et arrière-arrière-grands-parents avant lui.

 

C’est donc dans la ville portuaire de Matadi que le petit Désiré grandit.


Désiré Victor Tuluka Yaya Mfumu Mpembe est né à une époque où envoyer ses enfants à l’école n’est pas la préoccupation première des parents. On raconte qu’à l’époque, les éducateurs venaient supplier les parents pour qu’ils envoient les enfants à l’école. Seuls certains parmi ceux des parents qui en ont compris l’importance et les bienfaits souscrivent à cette exigence. Joseph Victor Tuluka est de ceux-là. Dans la plupart des familles, seuls les enfants mâles bénéficient de ce privilège.


Chez nous, ce sont les protestants qui, les premiers, sont venus évangéliser la région. Désiré est allé à la mission Sona Pangu, fréquenter l’école d’où, en raison de son arrogance, il sera exclu quelque temps après. Souvent puni, c’est sa soeur cadette Maria Dimbu Mukiese qui est recrutée pour exécuter la tâche. Ça ne compte pas dira le capita, c’est Désiré qui est puni, c’est à lui et à lui seul à qui il revient d’exécuter la tâche. Il n’y arrivera pas.


Et lorsque, avec son arrogance réputée, il rétorque que son père pouvait payer le ”maître d’école” qui lui impose la tâche qu’il juge trop pénible pour lui, il est purement et simplement exclu de l’école. C’est alors qu’il s’en ira se faire inscrire chez les Frères des Écoles Chrétiennes à Konzo.


Avant l'entrepreneuriat


Désiré lut beaucoup. Et bien qu’il ne fît pas d’études universitaires, car cela n’était pas dans l’air du temps, il entra, à dix-huit ans, comme employé à l’Office des Transports Congolais « OTRACO », aujourd’hui Office National des Transports « ONATRA », puis à l’Agence Maritime Internationale « AMI ».


Cette circonstance le mit à même d’observer les mouvements du commerce international de la colonie (import – export). C’est également à cette époque qu’il fit la connaissance de Monsieur Gouveia, un sujet portugais qui tenait l’un des plus gros commerces de la ville et de ses environs, devenu plus tard son mentor.


Sur conseil de Madame Marie Ngabu, une de ses cousines qui résidait à l’époque dans la capitale, Désiré se fixa à Kinshasa encore sous l’appellation coloniale de Léopoldville.


Il ne mettra pas très longtemps à trouver du travail. L’oncle Théophile Lukombo, le mari de tante Meza, l’une des soeurs cadettes de Joseph Victor Tuluka Tshiama Ngumba, est Chef du personnel à Sarma Congo, une société qui opérait autrefois dans le secteur de la grande distribution. Désiré a le profil pour prétendre au poste laissé vacant. Il est engagé aussitôt. Le voilà donc employé à Sarma Congo. Notons pour mémoire que Sarma est le premier supermarché de Kinshasa, magasin de plus de 400 m² qui vend des denrées alimentaires et des produits de consommation courante.


Lève-tôt, il arrive à l’heure au bureau. La pluie n’est pas un motif suffisant pour justifier un retard, encore moins une absence. Un jour, trempé jusqu’aux os, le directeur ordonne au Chef de rayon de choisir des vêtements secs pour ce jeune homme afin de lui permettre de se mettre au travail sans qu’il soit nécessaire de retourner se changer à la maison. La journée n’était pas terminée que tout le monde, y compris la direction, parle de lui comme d’un modèle. Par son travail, il gravit un à un tous les échelons jusqu’à se hisser au sommet de la pyramide, moins de dix ans après son engagement. Il aura ainsi le privilège d’être choisi parmi tant d’autres jeunes loups venus du Congo profond pour assister à l’exposition universelle de Bruxelles en 1958.


A l’indépendance du pays qui intervient le 30 juin 1960, il est le congolais le plus haut placé dans la hiérarchie de l’entreprise. A partir de ce moment, il est clair que la direction le prépare à prendre la tête de l’entreprise


Devenir entrepreneur


Sous l’influence de Monsieur Gouveia, il achète, à crédit, son premier camion d’occasion. Il a vingt et un ans. Ancêtre des “Ets Chez Yaya”, l’entreprise “Tuluka & Fils” dont le véhicule arbore fièrement l’inscription pour la faire connaitre du grand public, étaient nés. Nous sommes en 1950.


Ce fait est digne de remarque. En 1950 en effet, ils se comptent sur les doigts de la main les Congolais qui, à l’instar des sujets portugais, exercent le petit commerce dans la région. Parmi eux, très peu possèdent un camion. Il n’y en a pas beaucoup qui, à vingt et un ans à peine, se lancent dans la profession avec la main une clé d’un camion, fut-il d’occasion.


Deux ans plus tard, nous sommes en 1952, un accident qui fit un mort et beaucoup de blessés à indemniser, le contraint d’abandonner momentanément cette première expérience. Cependant les impressions, les souvenirs qui s’accumulent au cours des années ne seront pas sans importance pour ce jeune homme aux grands yeux ouverts sur le monde tel qu’il est : cruel, injuste, dangereux…


Il n’est pas inutile de rappeler qu’après l’accident du camion dont l’assurance venait d’expirer, toute la famille s’est impliquée pour conjurer la menace d’emprisonnement qui pesait sur les promoteurs de l’entreprise “Tuluka & Fils”, ancêtre des Ets Chez Yaya.


Le produit de la vente de la maison que Tuluka père possédait à Matadi ne suffira pas pour payer les indemnités que le « promoteur » devait verser pour couvrir les risques. Toujours est-il qu’avec l’aide des siens, un oncle sut réunir les fonds requis pour faire face au problème d’indemnisation des blessés de l’accident du camion. L’esprit de famille a prévalu. De cette expérience, Désiré Victor Yaya Tuluka Mfumu Mpembe tirera une leçon de vie : « Quand tu perds, ne perds pas la leçon ! »


Après quoi, Désiré ira tenter sa chance dans la capitale.


Le Groupe Yaya


Désiré Victor Yaya Tuluka Mfumu Mpembe sait exactement ce qu’il lui reste à faire. Il ne part pas tout à fait de zéro. Il va donner un coup de pouce à Emile Manzambi Zola qui se débrouille depuis belle lurette tant bien que mal à la tête des Ets Chez Yaya, la petite PME qui allait grandir et devenir le Groupe Yaya. En grandissant, les Ets Chez Yaya font des petits qui grandissent à leur tour.


Le coup de pouce sera décisif. Désiré y vient auréoler d’une riche expérience dans le domaine de la grande distribution des produits de consommation courante. L’accompagne, le staff venu de Sarma Congo dans son intégralité. C’est une équipe choc de professionnels d’une grande compétence acquise dans le domaine de l’importation. Parmi eux, Joseph Mbuyi, Jean Fuluenkantu, Marcel Tumba, Fulama alias trois pièces, papa Khonde, M. Mahler, M. Ducoquier, Maurice Verschueren, M. Manzanza, M. Boyer et tous les autres. A l’instar de Sarma Congo dont il reprend les activités, Chez Yaya achète et vend des produits de consommation courante. Le stock flottant initialement destiné à Sarma Congo lequel qui représentait généralement trois mois de son chiffre d’affaires, arrive directement dans les entrepôts des « Ets Chez Yaya ». Chacun comprendra d’où lui venait son fonds de roulement.


Fin 1973, sous l’enseigne « Chez Yaya », une supérette ouvre ses portes dans le bâtiment Maurice Michaux situé en face du siège de la société d’aviation Air Congo, sur l’avenue du port. L’écriteau à l’entrée du magasin porte fièrement ces mots : « Alimentation du port ».


Lorsque la Société Générale d’Alimentation, S.G.A., le puissant Groupe de Monsieur Litho Moboti sous l’enseigne de laquelle Sarma Congo travaille désormais, ouvre le supermarché « Tembe na Tembe », Kinshasa parle de « Tembe na Tuluka ». Avant sa démolition, le supermarché Tembe na Tembe se trouvait à l’actuel emplacement de l’Église du Centenaire.


C’est à cette époque que furent entrepris les travaux de construction des installations qui abritent encore aujourd’hui les Ets Chez Yaya (magasin, chambres froides, entrepôts ainsi que les bureaux) sur l’Avenue des Syndicats, dans la commune de Barumbu. Non négligeable est le concours de la défunte Banque Belge d’Afrique (Union Zaïroise de Banques) où le « Vieux » est administrateur pour mener à bien cette entreprise.


Les Ets Chez Yaya ont fait des petits pour devenir le groupe Yaya. A l’origine, le groupe comprend les unités d’exploitation ci-dessous énumérées :

  • Les Ets Chez Yaya ;

  • SPRL Cafrigel ;

  • SPRL Sofia;

  • SPRL Afchim;

  • Ets Manzambi;

  • Ets Nationaux ;

  • Ets Ekanawe


La Compagnie Africaine de Frigos et d'Elevages : CAFRIGEL


Par le plus grand des hasards, la compagnie africaine de frigos et d’élevage, « Cafrigel » a son siège social à Lubumbashi, le chef-lieu de l’ex Grand Katanga où Monsieur Litho a repris, dans le cadre de la « zaïrianisation », les activités des élevages du Katanga « Elakat » en abrégé.


Fournisseur attitré de la Gécamines, cette unité acquise par achat auprès d’un petit industriel belge, Monsieur De Brauwere, Cafrigel est devenue l’un des fleurons des sociétés du Groupe Yaya. Le système de cantine qui fonctionne à plein régime au Katanga lui donne l’occasion de ramasser un gros pactole ; une contribution non négligeable dans les succès qu’enregistre le Groupe. En 1978, la contribution de Cafrigel représente 25% du CA du groupe.


Abattoir


Cafrigel exploite principalement un abattoir, établissement assurant l’abattage, le traitement et la distribution de la viande de boucherie tels que les bovins, les moutons ou les porcs. Cette industrie, très réglementée sur le plan sanitaire, transforme le bétail en quartiers, en rôtis ou en filets pour la vente au détail, la consommation domestique locale, voire sur le marché de Kinshasa, et met à part les déchets.


Ainsi, les boeufs, les moutons et les cochons sont respectivement constitués de 45 p. 100, 53 p. 100 et 34 p. 100 de matières impropres à la consommation, et certains abats entrent dans le processus de fabrication pour être transformés en produits alimentaires à base de porc, tandis que la peau est revendue aux industries du cuir, Bata en l’occurrence.


D’une capacité de ±250 tonnes, les chambres froides de Cafrigel sont le lieu idéal pour le stockage, la transformation et la conservation de produits d’origine animale. Pour répondre aux besoins toujours croissant de son grand client, en sus de l’approvisionnement local, Cafrigel importe de la viande ainsi que des articles de consommation courante des pays de l’Afrique Australe par Bucomex interposé.


Élevage


A l’époque, on dénombrait jusqu’à 2,5 millions de tête de bétail dans le pays. Au Katanga, les zones d’élevages sont disséminées à travers notamment dans le Marungu, les grands élevages de Kundelungu ainsi que celui de Kamina. Pour avoir une idée de l’échelle relative de cette statistique, on notera que le Botswana par exemple, compte deux têtes de bétail par habitant.


Dans le Marungu, l’élevage dont le siège est à Pepa, près de Moba appartient à Monsieur Van Gysel. Il est dirigé de main de maître par le docteur Mory. A l’époque l’élevage compte environ 40 000 (quarante mille) têtes. Autour de Pepa on trouve également de petits éleveurs dont notamment l’élevage tenu par des curés.


Dans le Kundelungu, l’Office National d’Elevage « ONDE » dispose également d’environ 40 000 (quarante mille) têtes de bétail. Depuis Kamina, les animaux de boucherie achetés auprès des Grands Elevages du Katanga, la « GRELKA » sont acheminés par chemin de fer jusqu’à Lubumbashi. A l’instar de Kamina, les animaux de boucherie arrivent de Kambaye au Kasaï, également par rail.


C’est auprès de ces élevages que Cafrigel s’approvisionne en bétail de boucherie. Les animaux sélectionnés pour l’abattoir sont rassemblés dans les kraals. Ils sont examinés vivants par des vétérinaires. Depuis Pepa, les animaux arrivent par « trek » généralement constitué de 1 000 (mille) têtes environ, moutons et bovidés confondus jusque Lubumbashi ; parcourant ainsi environ mille kilomètres à pied. En attendant d’être acheminés à l’abattoir, tous les animaux sont parqués dans la banlieue de Lubumbashi. Ils peuvent ainsi continuer à brouter tranquillement avant l’abattage.


Cafrigel peut abattre jusque 100 (cents) bêtes par jour, soit environ dix mille bêtes par saison. Les carcasses sont régulièrement soumises à des contrôles bactériologiques avant d’arriver dans le réseau trophique. Ne broutant que de l’herbe, aucune chance pour découvrir par des examens, effectués au hasard, tout résidu chimique toxique.


A Litho Moboti, qui lui demandait de mettre Désiré Tuluka hors d’état de nuire à ses affaires, la réponse du Président Mobutu est sans appel : « Je préfère, dit le Président, travailler avec un gars comme Désiré Tuluka qui, lorsque tu lui confies $US 10 le matin, en rapporte $US 100 le soir ». Témoigna José Zola alias Tex, ancien Conseiller à la Présidence de la République.


De fait, le succès est total. Tout ce à quoi il touche devient de l’or en barre. Le « Vieux » devint l’un des hommes le plus riche de la République. Il n’est pas exagéré de dire que ce n’était pas pour lui un problème de s’offrir un avion petit porteur de marque Cessna à sept places pour ses déplacements au ranch situé à ±250 km de Kinshasa. Voilà qui donne une idée du succès enregistré par le Groupe.


La Zaïrianisation


Alors qu’il n’a qu’à lever le petit doigt pour que les meilleures affaires tombent sous son contrôle, il refusera cependant d’user de sa position pour prendre le contrôle des biens des étrangers dans le cadre de l’opération « zaïrianisation » en cours.


Il propose au contraire d’en acheter quelques-unes. Il en sera ainsi de l’entreprise P.E.K. (Plantations et Elevages de Kitomesa, ex-Jules Van Lancker, JVL) dans le Kongo Central, Cafrigel (Compagnie Africaine de Frigos et d’Élevages) au Katanga acquise auprès d’un petit industriel belge, Monsieur De Brauwere, etc. Il préfère travailler comme il le fait depuis toujours comme homme d’affaires confirmé, tel qu’il l’a si bien appris de ses supérieurs.


En 1975, dans la foulée de l’opération dite de « zaïrianisation », le pouvoir se radicalise. Cette fois, des PDG (Président Délégué Général) sont nommés à la tête des entreprises appartenant à des nationaux. Il s’agit pour la plupart des personnes qui n’ont comme biens que leurs enfants. Cette opération dite « radicalisation » porte l’estocade à ce qui reste du monde des affaires zaïrois.


En effet, les P.D.G. portés à la tête de ces entreprises par le fait du prince se comportent comme en pays conquis. Ils s’installent. Ils installent aussi. Le nouveau venu et son équipe consomme tout ce qu’il trouve sur place. Il n’en revient que lorsqu’il n’y a plus rien pour subsister. Tant et si bien qu’à la rétrocession qui intervient deux ans plus tard, les propriétaires n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer.


Deux personnes, qui portent le même patronyme, se présentent pour occuper le poste de PDG des Ets Chez Yaya. L’heureux élu sera l’un des deux Mulumba, c’est en effet le patronyme auquel tous les deux répondent.


Entretemps, les propriétaires, eux, étaient nommés Délégués Généraux dans des entreprises déjà nationalisées. C’est ainsi que Désiré Victor Yaya Tuluka, Président du Groupe Yaya est nommé « Délégué Général » à la SEDEC ; Litho Moboti, Président du groupe S.G.A., Délégué Général à la Bralima ; Augustin Dokolo, Président de la Banque de Kinshasa devient Délégué Général à la S.NE.L…


A la rétrocession qui intervient deux ans après la radicalisation, les anciens propriétaires ont du mal à reprendre la main. Ils ne réussiront pas à relancer la machine. La perte du pouvoir d’achat de la devise zaïroise n’arrange rien.


Nouer des alliances


Promoteur immobilier, Désiré Victor Tuluka Yaya était aussi l’un de plus gros porteur d’actions au sein de la LOGEC, société de construction de logements sociaux dont on peut admirer aujourd’hui les oeuvres, à Kinshasa, que sont la Cité Verte dans la Commune de Selembao et la Cité Mama Mobutu dans la Commune de Mont-Ngafula.


Membre du Rotary Club de Kinshasa, il était également Administrateur non actif de la défunte Banque Belge d’Afrique (B.B.A.), Bayer, Société Congolaise de Banques (SOCOBANQUE), UtexAfrica, S.A.I.T. Télécom racheté par Tigo qui a rejoint aujourd’hui Orange RDC.


Le dernier combat


En octobre dernier, le “Vieux” se rend en Afrique du Sud pour suivre les soins que nécessite son état de santé. Une gangrène, en pathologie, maladie déclenchée par un arrêt ou un ralentissement de l’irrigation sanguine et qui a entraîné la mort d’un membre, en l’occurrence la jambe droite, a eu raison du grand homme. Quatre mois après son admission en clinique, en Afrique du Sud, la mort vient le surprendre, le 20 février 2009 à 7h00, heure de Pretoria. En apprenant la nouvelle de sa mort, parents, amis, connaissances ainsi que les anonymes exprimèrent une profonde émotion.

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